D’origine irlandaise par son père, Monica Fagan est née à Sheffield en Angleterre. Elle vient en France à l’âge de 18 ans pour suivre les cours à l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes.

Elle peint depuis sa naissance et peut-être depuis plus longtemps encore. Le monde qu’elle nous offre en est la preuve.

Nous devrons laisser nos masques sur le rivage, à la frange des eaux qui meurent aux confins des chemins de dallage. Mais nous ne sommes pas seuls. La toile est habitée : ici bustes obsessionnels et parfaits de femmes mannequins qui nous attendent, promesse d’une sexualité chaste, romantisme débridé ; ici encore, débris de pierre, ruines de nous-mêmes, abandon obligatoire pour accéder au monde « faganien » ; ici les formes et les objets s’humanisent, les pierres prennent corps ; là, au contraire, les corps se pétrifient, l’arbre est chaussé d’un soulier, le violoncelle se fait femme. Elle nous dit une vie entre deux états, un passage entre matière et lumière … dualité et ambiguïté…

Le passage du temps, inéluctable et implacable, fait aussi partie de sa symbolique. Depuis douze ans elle a ajouté une autre dimension à son œuvre en créant les décors et costumes pour des opéras qui sont joués dans des théâtres autour de Paris.

Monica Fagan est synesthète : elle perçoit les lettres, les chiffres et les tonalités musicales en couleur. Cette sensibilité innée joue un rôle très important dans le choix de toutes ses ambiances colorées pour la création de ses tableaux et ses projets d'opéra.

Aujourd'hui, elle vit dans un petit village de Seine et Marne.